Pinned post

Lyrics 

Passé comme un rêve un univers étrange 
vieux marais insalubres, émanations putrides
comme une nuit chaude perlée d'air humide 
rampe et s'entrelace en lourdeurs orageuses 
Il nous reste encore sifflant, hurlant dans le vent 
des traînées de jazz, de rues contigües 
ils nous reste toujours bas-fonds éventrés 
où se larmoie le souffle d'années fastueuses 
Porté par le fleuve, par un soleil de mort 
lumière diffuse et folle halo onirique 
dans la moiteur profonde résonne-t'un refrain embrumé
porté par le chant d'une trompette désoeuvrée 
Où quelques vieux noirs survivants se meurent sur un vieil air 
musique endiablée, fluide et fluctuante 
répétée mille fois, même jeu, même sourire 
piano lancinant s'égaye le temps d'un souvenir...

« ... Ce pays où l'on va toujours vers l'arrière-saison. Ce pays où les collines sont de brouillard et où les rivières sont de brume, où les midis disparaissent vite, où l'ombre et les crépuscules s'attardent, où les minuits demeurent. Ce pays composé essentiellement de caves, de cryptes sous les caves, de soutes à charbon, de cabinets, de mansardes, de placards et d'offices tournés à l'opposé du soleil. Ce pays dont les gens sont gens d'automne, ne pensent que des pensées automnales. Dont les habitants, quand ils passent la nuit dans les avenues vides, y font un bruit qui évoque la pluie... »

(quatrième de couverture du recueil Le pays d'Octobre, de Ray BRADBURY)

Mab 2/2 

courtoisies, — sur les doigts des gens de loi qui aussitôt rêvent d’honoraires, — sur les lèvres des dames qui rêvent de baisers aussitôt ! — Ces lèvres, Mab les crible souvent d’ampoules, irritée — de ce que leur haleine est gâtée par quelque pommade. — Tantôt elle galope sur le nez d’un solliciteur, — et vite il rêve qu’il flaire une place ; — tantôt elle vient avec la queue d’un cochon de la dîme — chatouiller la narine d’un curé endormi, — et vite il rêve d’un autre bénéfice ; — tantôt elle passe sur le cou d’un soldat, — et alors il rêve de gorges ennemies coupées, — de brèches, d’embuscades, de lames espagnoles, — de rasades profondes de cinq brasses, et puis de tambours — battant à son oreille ; sur quoi il tressaille, s’éveille, — et, ainsi alarmé, jure une prière ou deux, — et se rendort. C’est cette même Mab — qui, la nuit, tresse la crinière des chevaux — et dans les poils emmêlés durcit ces nœuds magiques — qu’on ne peut débrouiller sans encourir malheur.

Show thread

Mab 1/2 

—Oh ! je le vois bien, la reine Mab vous a fait visite. — Elle est la fée accoucheuse et elle arrive, — pas plus grande qu’une agate — à l’index d’un alderman, — traînée par un attelage de petits atomes — à travers les nez des hommes qui gisent endormis. — Les rayons des roues de son char sont faits de longues pattes de faucheux ; — la capote, d’ailes de sauterelles ; — les rênes, de la plus fine toile d’araignée ; les harnais, d’humides rayons de lune. — Son fouet, fait d’un os de griffon, a pour corde un fil de la Vierge. — Son cocher est un petit cousin en livrée grise, — moins gros de moitié qu’une petite bête ronde — tirée avec une épingle du doigt paresseux d’une servante. —Son chariot est une noisette, vide, —taillée par le menuisier écureuil ou par le vieux ciron, — carrossier immémorial des fées.— C’est dans cet apparat qu’elle galope de nuit en nuit — à travers les cerveaux des amants qui alors rêvent d’amour, — sur les genoux des courtisans qui rêvent aussitôt de

Rêves hardcore, gore 

en empêchait. On retournait donc vers mon vélo et nos affaires (notamment ma longue vue et mon flingue, un gros calibre bricolé) pour decamper et quand on arrivait il y avait des centaines de militaires qui était aux pris avec des milliers de civiles pris dans un genre d'hystérie collective sanglante. Les militaires évitant de tirer ils utilisaient plutôt des genre de grilles anti émeute.
Une partie des civiles n'ayant pas grand chose à voir la dedans, on décidait d'aller négocier, pendant ces négociations le camps des militaires se faisait déborder et on se faisait littéralement tirer dessus massivement.
On réussissait à se barrer du camps fortifié pendant que la foule se faisait réduire en charpie.
À ce moment là, hors du camps, je me retrouvait prise dans une foule quasi zombifiée de personnes fiévreuse et ultra agressives avec zéro communication, qui, seules ou par petits groupes, semait la mort dans la foule de façon assez random

Show thread

Rêves hardcore, gore 

Putain j'ai fait deux des rêves les plus hardcore, dans un je me faisais transformer en vampire (version degueu goule flippante) en essayant de "démasquer" qui était vampire dans mon groupe de potes et je finissait par me sacrifier pour éradiquer les autres vampires donc autant dire que je finissait déchiquetée par mes amis transformés en créatures sanguinaires à la force démesurée, maudites et enfermées dans un genre de cage en plein soleil donc avec juste comme envie de me détruire avant de mourir.
Moi aussi j'avais une force exceptionnelle et je brisais le crâne d'une amie très chère entre mes doigts avant de finir en lambeaux. Glauque, post gothique, une ambiance sur les lumières et des dialogues... 8/10 en termes de drame horrifique. Et je note durement.

Et le second était bien bien pire.

Rêves hardcore, gore 

Le second j'étais chez des copains en vacances et on voulait voir si c'était possible de charger mon vélo dans le camion. Du coup on traversait un peu de forêt pour accéder au bâtiment ou était le camion, un genre de grange upgradée chouette. Alors qu'on s'affairait dans/autour de la grange, on voyais un véhicule blindé passer dans la petite route, 25m en contrebas, à grande vitesse, puis un second plus petit, type minitank (télécommandé ?) passer et se retourner puis segv remettre d'aplomb et nous braquer avec son canon principal. On recule et on entend piétiner.
Tout un groupe de militaires en armes nous prend en chasse, au pas de course.
Nous comme on est des oufs, on se barre en courant dans le couvert des arbres et on prend des chemins très compliqués. J'étais fière j'ai réussi une série de sauts descendants sur des troncs d'arbres trop biiien !
On arrivait au niveau d'un colline avec une excavation et on pensait si réfugier mais un glissement de terrain nous

Rêves hardcore, gore 

Du coup je distribuait quelques pruneaux dans les tronchasses, ça en calmait quelques uns, ça poussait certaines personnes dans ma situation à faire front avec moi.
Un moment il y avait un velociraptor qui faisait un carnage mais osef je suppose ?
Et du coup la violence montait encore d'un cran, des dizaines de visages barbouillés de sang et de sueur et de crasses qui s'entredechirent à mains nus ou avec des armes improvisées... Alors que mon groupe de fortune se faisait dépassé et que je sentais que j'étais encerclée, avec de multiples blessures je me disais "aller wsh, une fin héroïque ?"
Du coup je criais à plein poumons "VIVE L'ANARCHIE ! L'ANARCHIE VAINCRA !" et merde c'était repris en cœur de partout autour de moi et mes agresseurs se faisaient dégager alors que j'étais au sol dans mon sang !
Quelques minutes à scander ça et c'en était trop pour les militaires. Cette fois ci, on se faisait survoler par un helico. Deux gatlings sombres à ses flanc.

Rêves hardcore, gore 

Aux flancs de l'helico, deux gatlings sombres, qui se mettent rapidement à faucher la foule. Je suis au sol, épuisée, sur mon corps se penchent deux personnes armées de pierres tranchantes... Voyant venir la fin, je tire un simple coup vers l'helico, qui explose alors que je sombre dans l'inconscience.
Je me réveille un temps indéfini plus tard dans une tente militaire, tenue en joue, mains sur la tête, avec une vingtaine d'autres civiles hébétés et couverts de sang. Je comprend que nous sommes les seuls survivants. Le gradé qui nous parle semble très en colère. Perdre un hélico et que l'expérience sur les drogues de combats soit un tel fiasco à cause d'une ordure d'anarchiste... C'est vraiment regrettable.
J'ai un sourire triste, pense au calibre que j'ai peut être encore sur moi et re-tombe inconsciente.
Je me réveille irl à ce moment là.
La c'était un mélange poisson ux et organique de film de guerre et de film de zombies. Parfaitement infâme. 9/10

A 3 ans t'as pas vu le roi et l'oiseau t'as raté ta vie

Lyrics 

Passé comme un rêve un univers étrange 
vieux marais insalubres, émanations putrides
comme une nuit chaude perlée d'air humide 
rampe et s'entrelace en lourdeurs orageuses 
Il nous reste encore sifflant, hurlant dans le vent 
des traînées de jazz, de rues contigües 
ils nous reste toujours bas-fonds éventrés 
où se larmoie le souffle d'années fastueuses 
Porté par le fleuve, par un soleil de mort 
lumière diffuse et folle halo onirique 
dans la moiteur profonde résonne-t'un refrain embrumé
porté par le chant d'une trompette désoeuvrée 
Où quelques vieux noirs survivants se meurent sur un vieil air 
musique endiablée, fluide et fluctuante 
répétée mille fois, même jeu, même sourire 
piano lancinant s'égaye le temps d'un souvenir...

Pipou Academy

FR : Ceci est une instance queer, qui vise à être aussi confortable et safe que possible. Nouvelleaux élèves bienvenu'es !